jeudi 8 octobre 2009

Le déballage des Puces comme si vous y étiez !

Ce jeudi 8 Octobre n’est pas un matin ordinaire pour les Puces de Paris Saint-Ouen On chuchote, on déballe dans une ambiance de retrouvailles familiales . Effectivement , c’est un peu cet esprit là , le Mondial de l’Antiquité : des personnes venues de toute l’Europe qui partagent le goût des belles choses et qui en ont fait leur métier.

Dès sept heures du matin, les habitués se pressent déjà dans les stands, armés de lampes torche. Les professionnels et chineurs invétérés ne veulent qu’une chose : dégoter « La bonne affaire, la pièce à ne pas manquer ». On voit un groupe d’américaines accompagnées d’une traductrice choisir ce qui apparait du meilleur goût ; le décorateur discret mais à l’œil attentif ….et l’incontournable collectionneur cherchant un objet bien précis… Il y en a pour tous les goûts, tous les prix, du design pop aux objets de curiosités baroques ou encore une pièce vintage unique. D’une rue à l’autre, les affaires se font, marchandages, négociations : ça bataille sec !

Après les premières ventes on voit brocanteurs et antiquaires s’inspecter les uns les autres, hochement de tête pour certains, regards désapprobateurs pour les autres, un « jaugeage » collectif se fait …

Si vous tendez bien l’oreille, un peu plus tard dans la matinée, dans les cafés du coin où l’on retrouve tout ce « petit grand monde » autour d’un « café-clopes-croissants » , vous entendrez les discussions résumant l’ambiance générale: la bonne vente faite à l’aube, une nouvelle tête étrangère dans telle rue, la petite parole médisante sur le voisin , le tout dans le pur esprit de cour de récrée.

On comprend l’âme de ces journées qui font de ce déballage un moment exceptionnel, amis de longue date parce que dans le métier, plus d’un sur deux est passé par ici, entraide, des amitiés vieilles de 20 ans, des animosités aussi vieilles que ces amitiés.

Ces quatre jours aux allures de fêtes d’école apparaissent pleines de ressources.

Laure Rouge (IESA)